Le gouvernement vient de transmettre au Parlement ses orientations budgétaires pour le projet de loi de finances (PLF) 2027.
La mission Travail et emploi pourrait encore subir des baisses de crédits importantes.
1,9 milliards d’euros ! C’est la réduction de budget prévue pour la mission Travail et emploi par le gouvernement dans le cadre de ses plafonds de dépenses pour le prochain exercice budgétaire, alors que sur la période 2024-2026 les crédits avaient déjà été rabotés de près de 5 milliards d’euros.
Des restrictions financières importantes ont déjà été faites ces derniers mois et ces dernières années sur l’apprentissage, notamment avec la baisse des dotations aux Régions, ou encore sur le CPF, avec la mise en place d’un reste à charge.
Même si les arbitrages ne sont pas encore connus pour le PLF 2027 et que le ministre du travail essaie de rassurer, ces nouvelles coupes risquent de mettre à mal, à nouveau, de nombreux dispositifs essentiels pour l’accès à l’emploi et à la formation professionnelle.
Ainsi, le ministre émet l’idée de transformer le compte personnel de formation (CPF) en compte professionnel de formation, pour répondre davantage aux besoins des entreprises et en introduisant potentiellement un processus de validation préalable.
Cela sera une remise en cause complète de l’esprit du CPF et de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel de 2018 que malheureusement l’UNSA sent venir depuis plusieurs années.
Nous réaffirmons notre opposition à une conception strictement adéquationniste de la formation professionnelle et soutenons au contraire une vision émancipatrice de la formation, permettant à chacun·e de développer ses compétences et de construire son parcours professionnel.
Par ailleurs, le ministre du Travail n’exclut pas de piocher à nouveau dans les recettes de l’Unédic, alors que l’État a déjà ponctionné 12 milliards d’euros depuis 2023 et qu’il somme ensuite aux gestionnaires de l’assurance chômage de réaliser des réformes afin de réaliser des économies financières.
Un comble !
Laurent Escure
Secrétaire général de l’UNSA