Talibans à Bruxelles : carton rouge !

Alors que les cris de plusieurs parlementaires européens — « Send them back » (« Renvoyez-les ») — nous indignaient déjà, la Commission européenne a reçu, le 25 juin dernier à Bruxelles, une délégation de cinq représentants du régime taliban.

À la demande de plusieurs États membres, cette rencontre visait notamment à préparer la reprise des expulsions de ressortissant.es afghan.es présents sur le territoire européen.

L’UNSA réprouve cette initiative.

Elle est en totale contradiction avec les condamnations répétées de l’Union européenne à l’encontre du régime afghan et de ses violations systématiques des droits humains, en particulier ceux des femmes et des filles, qui ne cessent de se dégrader.

Nous l’avions déjà dénoncé dans notre article : « Face aux talibans, l’UNSA soutient les Afghanes ».

Condamnation à mort

Aucun être humain ne devrait être renvoyé vers un territoire où sa vie, sa sécurité ou ses droits fondamentaux sont gravement menacés.

Expulser des réfugié.es afghan.es vers leurs pays d’origine revient à les condamner à mort.

Le gouvernement belge a délivré les visas ayant permis à cette délégation de se rendre à Bruxelles, où elle a rencontré des représentants de quinze États membres, parmi lesquels la Suède, à l’origine de l’invitation, mais aussi la Belgique et le Danemark.

Dérouler le tapis rouge à un régime qui opprime sa population, persécute les femmes et bafoue les libertés fondamentales adresse un signal politique profondément préoccupant.

L’Union européenne ne peut prétendre défendre les droits humains tout en ouvrant la porte à une normalisation de ses relations avec les talibans au nom de considérations migratoires.

L’égalité salariale ne peut plus attendre !

Les 8 organisations syndicales ont décidé de faire front commun en publiant une tribune parue dans Libération pour appeler le gouvernement et le Parlement à transposer fidèlement la directive européenne sur la transparence salariale en droit français.

Les inégalités salariales persistent et cette directive constitue une avancée majeure pour rendre effectif le principe : « à travail de valeur égale, salaire égal ». Ce principe pourtant inscrit dans le droit français depuis des décennies reste une promesse non tenue.

Pour l’UNSA, retarder la transposition, c’est retarder l’égalité salariale, les droits des femmes, la reconnaissance de leur travail et leur avenir professionnel comme leurs retraites.

L’UNSA et les 7 organisations syndicales appellent donc le gouvernement et le Parlement à ne pas céder face aux résistances qui souhaitent voir le projet de loi affaibli, repoussé, voire empêché.

Elles demandent une transposition fidèle à l’esprit de la directive. Elle doit garantir des droits effectifs et créer les conditions d’un dialogue social utile, exigeant et transparent.

C’est une question de justice sociale.

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Dépassements d’honoraires : objectif interdiction

Les dépassements d’honoraires atteignent désormais 4,7 milliards d’euros par an pour les seuls médecins spécialistes hors médecine générale. Ils progressent de 5,3 % par an en euros constants depuis 2019 et pourraient dépasser 10 milliards d’euros en 2040 en l’absence de réforme. Le nouveau rapport  […]

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